Linux, Mac, Windows : le bon, la brute et le truand

Linux, macOS, Windows : découvrez les forces, faiblesses et usages de ces trois systèmes d’exploitation majeurs. Quel est le bon, la brute, et le truand selon votre profil professionnel ?

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Cottalorda Vincent

Consultant numérique

📅7/10/2025
⏱️7 min

I. C’est quoi un OS ?

OS est l’abréviation de Operating System, que l’on traduit en français par système d’exploitation.
C’est le logiciel de base qui fait le lien entre votre machine (le matériel) et les logiciels que vous utilisez au quotidien. Il gère les fichiers, les périphériques, la mémoire, les interfaces graphiques... Bref, rien ne fonctionne sans lui, même si on ne le voit pas toujours.

À ne pas confondre avec l’open source, qui désigne une manière de concevoir et de distribuer les logiciels. C’est une notion à part, que nous aborderons dans un article dédié.

Et puisqu’on parle de fondamentaux, un autre article viendra expliquer comment fonctionne réellement un ordinateur, du matériel jusqu’à l’interface utilisateur, en passant justement par ce fameux système d’exploitation.
L’occasion de comprendre ce qui se cache derrière l’écran… et pourquoi ces choix comptent.

II. Trois systèmes, trois visions du monde

Dans le monde de l’informatique, il n’y a pas que des machines. Il y a aussi des choix. Et parmi les plus structurants, celui du système d’exploitation est souvent un point de départ… ou de blocage.

Linux, macOS, Windows. Trois noms familiers, mais trois philosophies bien différentes.
L’un est libre, presque mystique. L’autre, dominateur mais souvent imposé. Le troisième, séduisant, mais enfermé dans son propre écosystème et souvent perçu comme cher.

Un peu comme dans un vieux western, chacun joue un rôle précis.
Le bon. La brute. Le truand.

Dans cet article, pas de duel au soleil ni de coup de revolver. Mais un tour d’horizon clair, concret et sans folklore de ces trois grands systèmes. Leurs qualités, leurs défauts, leurs usages. Pour vous aider à choisir celui qui vous convient, sans vous faire enfumer.

III. Le bon – Linux

Linux, c’est le bon. Celui qui ne cherche pas à vous vendre quoi que ce soit. Un système d’exploitation libre (Open Source), gratuit, ouvert, construit par des communautés passionnées depuis plus de trente ans.

Ce n’est pas un produit. C’est une base, un socle que chacun peut adapter à ses besoins. Il en existe des centaines de variantes, appelées distributions (Ubuntu, Debian, Fedora, Arch…). Certaines sont conçues pour les débutants, d’autres pour les experts. Certaines pour des serveurs, d’autres pour des ordinateurs de bureau.

Ce que Linux permet :

  • Un système léger et rapide
  • Une très grande stabilité
  • Une personnalisation presque infinie
  • Aucun espionnage ni publicité
  • Un vrai contrôle sur votre machine

Mais tout cela a un prix : il faut mettre les mains dedans.
Linux n’est pas toujours prêt à l’emploi. Il demande un peu de temps, de curiosité, parfois quelques lignes de commande.
Pour un usage personnel ou professionnel, c’est une solution idéale si vous voulez comprendre ce qui tourne sur votre machine, garder le contrôle, et éviter les contraintes imposées par les géants du numérique.


IV. La brute – macOS

macOS, c’est la brute. Élégante, bien habillée, mais qui impose sa loi sans vraiment vous demander votre avis.

Le système d’exploitation d’Apple est réputé pour sa fluidité, sa stabilité et sa finition. Il offre une expérience cohérente, bien pensée, où matériel et logiciel sont parfaitement intégrés. C’est simple, efficace, et souvent très agréable à utiliser.

Mais tout a un prix :

  • Le matériel Apple est coûteux, souvent bien au-dessus des alternatives équivalentes
  • macOS est fermé : impossible de le personnaliser en profondeur ou de l’installer librement sur d’autres machines
  • L’écosystème Apple pousse à utiliser ses services, ses applications, ses accessoires

Pour autant, cet écosystème est l’un des plus fluides du marché. Le partage de fichiers via AirDrop, le presse-papiers universel entre iPhone et Mac, le transfert automatique de tâches avec Handoff, ou encore la diffusion sans fil via AirPlay : tout fonctionne sans configuration complexe.

Pour les profils créatifs, les développeurs web ou les indépendants qui veulent un environnement fiable sans avoir à mettre les mains dans le cambouis, macOS reste un excellent choix.

Mais c’est un choix verrouillé. Une fois entré dans l’univers Apple, difficile d’en sortir sans tout remettre en cause.


V. Le truand – Windows

Windows, c’est le truand. Présent partout, installé par défaut sur la majorité des machines, souvent imposé sans alternative réelle. Il a l’air familier, mais joue souvent contre vous sans que vous vous en rendiez compte.

Son principal avantage : la compatibilité. Presque tous les logiciels du marché existent pour Windows. C’est le standard du monde professionnel, des jeux vidéo, de nombreux logiciels métiers. Il est universel… mais à quel prix ?

Les limites sont nombreuses :

  • Système lourd, avec des processus en arrière-plan souvent opaques
  • Collecte de données par défaut, dès l’installation - voir ici
  • Publicités et notifications parfois intrusives même en usage pro
  • Mises à jour forcées, souvent mal maîtrisées
  • Interface de configuration fragmentée, entre ancien et nouveau

Windows fonctionne. Il est partout. Mais il n’est pas neutre. Il impose ses règles, collecte vos données, et vous enferme peu à peu dans un environnement où tout est sous contrôle… sauf vous.

Pour certains usages, c’est un passage obligé. Pour d’autres, c’est un choix à reconsidérer, surtout si l’indépendance, la transparence et la maîtrise de vos outils comptent dans votre activité.


VI. Quel système pour quel usage ?

Il n’y a pas de système parfait. Tout dépend de vos priorités, de votre métier et de votre rapport à la technique. Voici quelques repères concrets pour choisir selon vos besoins :

Usage Linux macOS Windows
Bureautique simple ✅ Léger et rapide
🟡 Nécessite un petit temps d’adaptation
✅ Très fluide ✅ Classique et compatible avec tout
Création (design, vidéo, musique) 🟡 Moins d’outils pro
✅ Bon support open source
✅ Référence du secteur 🟡 Possible, mais parfois moins optimisé
Développement web ✅ Complet, libre, puissant ✅ Équilibre entre confort et terminal Unix 🟡 Possible, mais environnement moins fluide
Gaming 🟡 Support en progrès (Proton, Steam Deck) ❌ Peu d’options ✅ Référence en matière de compatibilité
Contrôle, vie privée ✅ Maîtrise totale, aucun tracking 🟡 Respectable, mais fermé ❌ Collecte de données active
Maintenance et pérennité ✅ Système stable et maintenable ✅ Suivi Apple efficace mais dépendant du matériel 🟡 Fréquent besoin de réinstallation ou nettoyage

Chaque système a ses points forts. Ce qui compte, c’est d’en connaître les limites et les avantages avant de vous engager. Et si besoin, il est tout à fait possible de combiner plusieurs environnements selon vos usages.

Voici trois profils professionnels types, avec leur système d’exploitation généralement recommandé :

  • Pharmacie : Windows, pour la compatibilité avec les logiciels métiers exclusifs à cet OS historique.
  • Développeur ou graphiste indépendant : macOS, pour sa fiabilité, sa puissance et son écosystème adapté aux métiers créatifs.
  • PME avec besoins spécifiques : Linux, pour sa robustesse côté serveur, sa souveraineté sur les données et sa capacité de personnalisation illimitée.

VII. Pas de gagnant, juste des choix

Dans ce western numérique, il n’y a pas de héros unique. Linux, macOS et Windows jouent chacun leur rôle, avec leurs forces, leurs faiblesses et leurs limites.

Choisir un système d’exploitation, c’est avant tout comprendre ses besoins, ses priorités, et accepter les compromis inhérents. Aucun système n’est parfait, aucun n’est universellement meilleur.

Et ce n’est pas fini. Derrière ce trio légendaire, il y a tout un univers à explorer : les systèmes UNIX et BSD, leurs spécificités, leurs histoires. Mais ça, ce sera pour un prochain épisode.

Alors, prêt pour résoudre cette impasse mexicaine ?

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À propos de l'auteur

Vincent Cottalorda est consultant numérique Polyvalent